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( LE LIÈVRE + LA TORTUE ) DE MER

TEXTE À JOUER POUR ENFANTS ( CE1>CM2 )

Un travail réalisé avec les 29 CE1 de l’école Jean Rostand de Brest en collaboration avec Nathalie Jorand, leur institutrice. Dans le cadre des Jeunes Reporters de la science organisé par Océanopolis. 15 petites heures d’intervention pour la mise en scène ( en plein covid ) sans compter l’écriture, bien évidemment.

Je ne suis pas friand de Jean de la Fontaine en tant que metteur en scène, à moins peut-être d’avoir des moyens et du temps. Et encore. Le vocabulaire, la syntaxe du XVIIème siècle, nécessite au préalable un gros travail explicatif pour les enfants du XXIème siècle. J’ai craqué le jour où on m’a demandé de mettre en scène un Molière à des troisièmes trébuchant sur des répliques auxquelles ils ne comprenaient pas les trois-quart, la prof de français au fond de la classe se morfondant d’avoir de telles nullités dans son effectif. Au fil du temps, je passais plus de temps à expliquer les mots qu’à travailler sur la situation et les personnages. Quand on n’a que quelques heures d’intervention ce n’est bon pour personne et surtout pas pour le théâtre et le plaisir d’en faire.

Mais le projet de Nathalie m’a intéressé puisqu’une adaptation du thème de la célèbre fable était incontournable. C’est le genre de proposition qui mettent mes rouages en route. Je me suis donc précipité sur tout ce qui était cliquable au sujet des tortues et les lièvre de mer jusqu’à trouver mes deux personnages. Caouanne, la tortue, je l’ai surtout choisie pour le nom qui sonnait bien. Pour le lièvre, ça a été plus compliqué. Étant donné que le lièvre, dans cette version sous-marine, est sensé être le plus lent des deux, il a fallu que j’en choisisse un qui ne « vole » pas. Car, savez-vous, il y en a qui nagent et d’autres pas. Et je suis tombé sur Bubur, un très joli lièvre effiloché mais rampant de son état.

Quant à l’histoire et la morale, car il fallait une – je devais bien ça à Jean – je l’ai construite au fil des mots, dansant d’un pied à l’autre ( je parle des pieds des vers assez boiteux mais fondants en bouche ). Comme nous étions dans une proposition à prétexte scientifique et écologique, j’ai rapidement imaginé que la pauvre tortue, à l’instar du lièvre de la fable originale, serait la grande perdante du marathon. Et dans ce jeu cruel – car Caouanne est une prédatrice et Bubur doit sauver sa peau – l’Homme et ses pochons ( sacs ? ) en plastique jouera un rôle malheureusement essentiel.

La mise en scène fut une autre paire de manche car il s’agissait de répartir les rôles et les répliques. Il y aurait trois groupes : Les Commentateurs, « les » Caouanne et « les » Bubur. Mais avant, un travail d’initiation à la voix, aux regards, au geste, bref le B-a-ba technique. Nathalie a travaillé en parallèle sur les illustrations qui devaient servir de support lors de la représentation à Océanopolis. Elle s’est bien passée, presque sans public et avec des masques ( Ha le travail sur la voix ! ). Nathalie a aussi réalisé un petit montage audio-visuel très plaisant ( et sans masque ), le texte convenant bien à cet exercice.

LE TEXTE ( Extrait téléchargeable )

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