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LES AMERS INVISIBLES – PODCAST

O VEVAÑ E BRO UN ARVOR EMAON, SKILFET GANT ABERIOÙ, MARELLET GANT MERKOÙ

JE VIS DANS UN PAYS DE MER, GRIFFÉ D’ABERS, PARSEMÉ D’AMERS

Amer : point de repère fixe et identifiable sans ambiguïté utilisé pour la navigation maritime.

Les amers sont des repères précieux, utiles dans le paysage d’une communauté humaine, fruits d’une histoire, d’une géographie et de l’expérience. Il existe d’autres repères, fruits invisibles de la mémoire partagée dans laquelle les individus s’inscrivent. Ce sont les Amers Invisibles.

En quoi un petit pays peut intéresser l’universel, le sens commun des sentiments, des joies, des peines ? L’Histoire bouscule les vies et les destins. À l’échelle d’un territoire et de sa population, à celle de l’individu, tout à chacun en possède un petit bout. En a été témoin ou acteur. Par delà les années, les siècles même, cette collection propose des instantanés d’une période ou d’évènements marquants. Interviews, archives, rencontres, je me nourris de tout. Si j’essaie de respecter un certaine rigueur historique, je ne me défends pas de prendre un point de vue et de laisser parler mes humeurs. Ma petite liberté d’artiste.

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FRANKY – La mémoire et la mer

Aber Benoît – Landéda

« Un jour, à l’école, on m’a mis un seau sur la tête et on a tapé dessus… parce qu’il y avait une chose qui ne me plaisait pas »
C’est une phrase que vous n’entendrez pas dans ce petit hommage sonore. Vous entendrez autre chose mais pas ça, pourtant il me l’a dite. Celles et ceux qui ont côtoyé Franky savent qu’il avait une élocution qui nécessitait un effort de concentration, pour peu qu’on ait décidé de l’écouter vraiment.

C’est une évocation personnelle des deux heures d’entretien passées ensemble pendant lesquelles nous avons surfé sur sa vie, passant d’une époque à l’autre, d’une personne à l’autre, d’un lieu à l’autre, comme ça lui venait. Pas toujours facile à suivre à dire vrai, mais tout le monde n’a pas son armoire à souvenirs rangée comme un comptoir de pharmacie. Et c’est bien comme ça.

Le petit bonhomme à casquette et en ciré jaune ou rouge, à cheval sur son Peugeot, était, comme on dit communément, une figure locale. Prolo du littoral quand il travaille aux huîtres, maître de son bateau à d’autres moments, vedette occasionnelle des médias – sa photo n’a-t-elle pas été exposée au musée de la Marine à Paris ? – il est un des acteurs de l’évolution d’un petit pays sur les cinquante dernières années qu’il jalonne, date après date, des pierres de sa mémoire d’éléphant. Le grand talent de cet enfant qui n’aimait ni l’école – qui le lui rendit bien – ni l’écriture. Et « qui était trop timide envers les femmes ». Heureusement, il y eût Fabienne. Exactement ! ( Photo : Maggy V-B )

Enregistrement, montage, composition : Paul Madec

DISPAC’H

Dispac’h, c’est la traduction de Révolution en langue bretonne. Dispac’h vras, plus précisément. On rencontre ce terme au 17ème siècle, il désigne alors un bouleversement, une agitation, « un remuement de terre ou de gens ». C’est cette période entre 1789 et le Consulat que ce podcast se propose de découvrir en deux épisodes. Les petites paroisses voisines de Landéda et du Broennoù vont devoir se faire à ces bouleversements. Les acteurs de l’époque sont interviewés.

ÉPISODE 1 – De 1789 à 1792

Texte, compositions, fond sonore, enregistrements et mixage : Pol Madec / Traductions en breton : Bob Simon

LES VOIX par ordre d’apparition

Jean Treguer / Jean-Michel Appriou – L’abbé Le Jeune / Jean-Pierre Gaillard – Joseph Guiziou / Paskal Hervio – Jean Pervez / Guy Delaunay – Voix de traduction en français / Gilbert Gueguen – Narration / Pol Madec

ÉPISODE 2 – De 1793 au Consulat

Texte, compositions, fond sonore, enregistrements et mixage : Pol Madec / Traductions en breton : Bob Simon

LES VOIX par ordre d’apparition

Joseph Guiziou / Paskal Hervio – Le Coat et Goulven Treguer / Michel Jestin – Marie Fily / Elen Cariou – Jean Bernicot / Bob Simon – Gabriel Ac’h / Yann-Edern Jourdan – Voix de traduction en français / Gilbert Gueguen, Elen Cariou, Pol Madec – Narration / Pol Madec – Jean Treguer / Jean-Michel Appriou

 » Fañchig ar Mignon », la chanson de fin, est contemporaine de l’époque. Elle raconte l’histoire d’un jeune homme du Pays Pagan qui, après s’être battu dans les rangs de l’armée révolutionnaire, rentre au pays pour apprendre que son père a été guillotiné par le nouveau pouvoir. Elle est chantée par Mme G. Marc’hadour à Nodeven en Guissény. Un enregistrement de 1973. En cliquant sur l’image, vous pourrez accéder aux éditions Dastum qui édite l’ouvrage dédié au « Bro Pagan ».

Bibliographie

Les cahiers de Landéda – Jacques Michel, René Georgelin, Georges Menut

L’histoire de Lannilis – Yves Nicolas

Clergé breton et lutte contre la misère : l’exemple du diocèse de Léon (1774) – Fañch Roudaut

Les cahiers de doléances de la sénéchaussée de Lesneven – Fañch Roudaut

Le message politique des sermons en breton à la fin de l’Ancien Régime – Fañch Roudaut

La Révolution française et la langue bretonne – Daniel Bernard

l’histoire populaire de la Bretagne – Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenael Guillaume, Didier Guyvarc’h

Problèmes de contrôle des dénombrements – Jacques Dupâquier

Rapport des représentants du peuple, envoyés à Brest et auprès de l’armée navale par Jean-Bon Saint-André

Réponse de Jean-Bon Saint André, à la dénonciation des citoyens de la commune de Brest.

Cahier Dastum « Bro Pagan »

LE BATEAU AUX VOILES TANNÉES

C’est au plus près de l’île Cézon, dans l’Aber-Wrac’h à Landéda qu’a germé l’idée de ce podcast. Jean Le Deun et Marie Manac’h, son épouse, y habitent depuis leur plus tendre enfance. Leur maison se situe à côté du petit parking où l’on se gare pour descendre vers an Aod Hir, le plage en face de l’île Cézon. Lors de notre premier entretien, nous abordons beaucoup de sujets dont l’Occupation. Jean me parle alors d’un fait qui fait écho à un autre récit découvert dans le numéro 66 des cahiers de Landéda.

Il s’agit de la reproduction d’un journal écrit par Gabriel Laot, de Saint-Pabu, qui raconte son évasion spectaculaire en bateau vers l’Angleterre en juillet 1943. Jean, qui a alors 12 ans, s’en souvient avec émotion, comme si c’était hier. Et pour cause. Je vous laisse découvrir l’histoire.

Texte, compositions, enregistrements, mixage, narration : Pol madec

Je remercie Jean et Marie pour leur gentillesse, Annick, la fille de Gabriel ainsi que Gabriel, le petit-fils de… Gabriel. Je remercie également Guillaume Massu qui a donné sa voix aux extraits lus du journal de Biel Laot. Les voix que vous entendrez en indicatif sont celles d’autres personnes de Landéda que j’ai rencontrées.