| Mais qui es-tu donc, Paul Madec ? |
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| Si la biographie passionnante qui suit vous semble un peu longuette, vous pourrez en cliquant sur ces mots-liens accéder plus rapidement à ce qui vous intéresse : LE PLEURE-MISERE, PORTEDISPARUS, COMEDIES MUSICALES, COMPAGNIE GWENGOLO, SPECTACLES POUR MATERNELLES, EXPERIENCES THEATRALES, ANNA ZERO, PAOL KEINEG |
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BIOGRAPHIE PASSIONNANTE
Six ans après sa naissance, ici, le petit Paul faisait déjà beaucoup rire sa famille en imitant Claude François dans sa célèbre chanson : " Si j'avais un marteau ". Quelques années plus tard, il a radicalement changé de répertoire. Hésitant entre deux vocations il décide d'abandonner l'une pour embrasser l'autre. Pardon, l'autre. Il ne le regrettera pas, enfin, moins que s'il avait opté pour ça. Entamant sa carrière sur les chapeaux de roues, il devient, avec le groupe "PORTEDISPARUS", miss Bretagne aux découvertes du Printemps de Bourges en 1992. Bonne presse, bon accueil du public. Ce n'est pas normal. Il quitte donc le groupe en 1994 pour voler de ses propres ailes. PETIT RETOUR EN ARRIERE Musicalement, il plonge tête la première dans la première vague du revival traditionnel de la fin des années 70. Il n'en est toujours pas sec. Chant et flûtes seront ses premiers outils. Ses fondamentaux de l'époque (sans ordre de préférence) : THE CHIEFTAINS - ouverture d'esprit, mélancolie et cinglerie -, KOLINDA, un groupe hongrois d'où le lien mais c'est ce Kolinda-là que j'aime - parmi les arrangements les plus créatifs qui soient, toutes musiques confondues, jusqu'à maintenant - DAN AR BRAS et son " Douarnevez " - fulgurant, créatif - STIVEL et ses " Chemins de terre " et pour être cohérent GABRIEL YACOUB et ses malicorneries. Eh ouais, les Rolling Stones n'ont jamais fait partie du répertoire de base d'un flûtiste. Côté chanson - ne confondons pas - il faut aller chercher du côté de chez BRASSENS, qu'il a découvert surtout à travers les interprétations impeccables qu'en a faites LE FORESTIER dans son premier album en concert dédié au Grand Moustachu. Il y a aussi YVAN DAUTIN, son univers poétiquement déglingué et drôle ; DICK ANNEGARN, son drôle d'univers poétique et déglingué ; FRANCOIS BERANGER, FREDERIC MEY, l'Allemand à l'humour chirurgical (ceusses qui aiment Delerme, par exemple, écoutez-donc voir)... Et tant d'autres. C'est après un spectacle de GERARD DELAHAYE - que le showbizz à la petite culture et aux oreilles de plomb a rangé dans le catalogue breton, c'est à dire dans la cave, au fond du couloir à gauche, pile du milieu. En ce cas, considérons Cabrel comme un chanteur occitan et Francis Lemarque comme le chantre de l'Ile de France - après un concert de Delahaye donc, il s'aperçoit qu'être chanteur avec une guitare, c'est un bon moyen pour draguer les filles. Il monopolise alors la six cordes au frangin ( Beatles, Moody blues, Doors...) et pendant des années écrira de multiples chansons en La Mineur. Il ne savait pas encore que les filles aiment le changement. Il abandonne peu à peu la pratique du traditionnel et de fil en aiguille, de rencontre en rencontre, s'intéresse à peu près à tout ce qui se fait musicalement à travers le monde et les âges. MAIS REVENONS EN 1994 et écrivons plus petit. Après avoir éreinté quelques musiciens - à force, les répétitions, ça use quand il n'y a pas de concerts - il se produit seul et obtient en 97, le grand prix de la ville d’Agde lors du concours de la chanson francophone de « La Courte Échelle ». Mais à quoi servent les diplômes quand le coeur n'y est plus ? Il renonce pour un temps à se faire l'interprète de ses chansons mais continue son travail de parolier, notamment pour le groupe K-MIE ET LES GARCONS ( CAMILLE KERDELLANT à la voix, GILBERT BESCOND aux compos ). Il y travaille une écriture adaptée au jazz dans laquelle il découvre un réel plaisir à se laisser aller à moins d'acrimonie, sûrement parce qu'il écrit pour une femme. Il participe en tant que choriste à l'aventure de " PIKEY'S DRUMS AND VOICES", un groupe mené par PIKEY BUTLER ( 4 choristes, 2 percus, une batteuse ). En parallèle, il se met à pratiquer le théâtre au sein de la compagnie Nuit de Noces avec PASCAL CARIOU. Sa culture théâtrale, il se la fera sur le tas. Une préférence pour l'absurde, pour le décalage que le théâtre amène dans la vraie vie, pour l'observation et l'empathie qu'il nécessite s'il se veut utile. Il travaille beaucoup en direction du milieu amateur ou scolaire et se commet à l'écriture théâtrale ce qui lui évite de massacrer des textes d'auteurs prestigieux quand certaines fois la distribution le lui oblige. Il y trouve une autre forme d'écriture que la chanson tout en gardant son goût pour le dérapage au détour d'une situation d'un conformisme accablant. En collaboration avec l'Association des Paralysés de France, il travaille à l'inauguration de deux centres dans le Finistère. Une sorte d'occupation des lieux avant l'heure, où les chambres et les couloirs, encore vides, résonneront déjà de bruits et de voix. Il sert de burette à la conteuse SOPHIE HOUEN dans son désir d' " huiler " ( on dit pas " mettre en scène " pour le conte : quelle horreur ! ), son spectacle " LE CRI DE LA CARPE " qui recevra la premier prix de la Maison du Conte de Chevilly-Larue en 2002. Deux stages de comédien effectués avec le Théâtre du Miroir de Quimper lui feront découvrir deux grands artistes de l'OPERA DE PEKIN ( Mme Chen Shufang et M. Wang Xiangwei ) et leur approche si différente de la façon occidentale de concevoir l'apprentissage. Lors d'un stage ultérieur avec JOEL JOUANNEAU, il approfondira ce travail avec GERARD ETIENNE, un maître - fort sympathique quand même - des arts martiaux. Pour, comme l'a si bien défini Jouanneau, " faire un tout du mot et du geste ". En compagnie de BOB SIMON, il anime un stage en Irlande à destination de comédiens amateurs gaélisants. Ce sera une autre rencontre déterminante : celle d'un pays et de sa folie. On peut, à partir de là, considérer son jeu comme un compromis entre deux rigueurs de travail : la chinoise et l'irlandaise. Est-ce pour cela qu'il décide en 2000 de s'attaquer au furieux roman de Flann O'Brien, " LE PLEURE-MISERE ou la triste histoire d'une vie de chien " ? Peut-être. En tout cas cette histoire entre en résonance totale avec sa vision du monde, concernant notamment la Bretagne dont il vit intensément les contradictions historiques et humaines. Ici, comme en Irlande, comme ailleurs, les vainqueurs, les puissants, se sont toujours servi et se servent encore de l'humiliation comme arme de guerre et d'intégration. En faisant du barbare, un clown (dans le sens péjoratif du terme ) et du clown de la chair à canon ou à profit, les élites - politiques, intellectuelles, économiques - ont créé une belle bombe à retardement. L'humiliation est, au niveau de l'individu et qui plus est, à celui d'une communauté, le sentiment le plus tenace et le plus dévastateur et c'est de cela que, férocement, cette pièce témoigne. La mise en scène est signée de Pascal Cariou. En 2001, la COMPAGNIE GWENGOLO voit le jour. " Revenants et autres acrobates" sera sa première réalisation. Interprétée également par MICHELE PORCHER, Michel Jestin et Pascal Cariou, ce spectacle sera présenté lors des " Veillées du Parlement de Bretagne" à Rennes, pendant 4 jours en décembre sous les ors de la grande salle d'audience. En 2002, ils retrouveront les murs du Parlement pour créer, dans le cadre des TOMBEES DE LA NUIT, une pièce de PAOL KEINEG : "ANNA ZERO". mise en scène par Michel Jestin avec MURIEL RIOU, Michèle Porcher, JOEL CUDENNEC, THOMAS GONET, Pascal Cariou et Paul Madec. Un décor impressionnant et des lumières conçus par l'irremplaçable MICHEL FAGON, accessoirisé par le nom moins talentueux JEAN-MICHEL APPRIOU. Une création 100 % finistérienne donc, d'une compagnie indépendante. Chose rare par les temps qui courent vus les moyens et le personnel utilisés. Elle sera jouée une dizaine de fois à travers la Bretagne. La musique et la bande-son de la pièce sont signées de JEROME KERIHUEL et... de Paul Madec. 2003 marquera pour lui un petit tournant puisqu'au détour d'un projet de collaboration avec une école primaire publique, il écrit et compose sa première comédie musicale : " LE REVE DE TIBERE ". 140 enfants du CP au CM2 travailleront une année scolaire à la réalisation de ce spectacle. Succès aidant, il enchaîne avec " LE TOUR DU MONDE ", un spectacle musical mettant en scène des enfants du collège publique, au sein du centre spécialisé de Toul ar C'hoat dans le Finistère. En parallèle, il est contacté par un foyer d'accueil d'adolescentes et de jeunes adultes, " Ty ar Gwenan ", à Lesneven dans le Finistère, pour travailler sur un projet de... comédie musicale. Ce sera la naissance de " GARE ! ", certainement le spectacle le plus abouti du moins au niveau de la forme, au vu des moyens mis en oeuvre pour sa réalisation. Il sera remarqué et pré-sélectionné lors du concours organisé par le festival des MUSICALS de Béziers, consacré à la comédie musicale . Mais le manque de soutien d'une structure professionnelle lui sera néfaste. Il travaille aussi en direction des maternelles en concoctant des petits spectacles musicaux joués par les enfants. Il y intervient en tant que conteur et musicien, et metteur en scène ( en espace, on va dire ). Il s'agit ici effectivement de jouer, au sens rigolo du terme. Aux dernières nouvelles ( février 2006 ), il continue de présenter le Pleure-Misère, il travaille sur un site internet (gentiment aidé par Yffic Cloarec et Jean-Marie Grall, du Fourneau [en Bretagne]) complètement dédié à lui même où il emploiera "IL" à la place de "JE" pour faire croire que c'est pas lui qui écrit. Enfin, il aimerait bien trouver du temps pour finir le carrelage de la cuisine. Bon, il a fini le carrelage (juin 2007, oui c'est long, le carrelage) et donc il a fait son disque pour enfants. "...dans la soupe" ça s'appelle.
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